Ce que l’IA ne vous dit pas sur la maintenance logicielle
Le mythe du logiciel pas cher
On entend partout la même promesse : avec l’IA, créer un logiciel n’a jamais été aussi simple, aussi rapide, aussi peu coûteux. Et c’est vrai. Il est devenu possible, en quelques heures, de générer une application fonctionnelle qui aurait pris des semaines à écrire il y a encore cinq ans. Les barrières à l’entrée se sont effondrées. Des personnes sans formation technique produisent des outils qui fonctionnent, des scripts qui automatisent des tâches répétitives, des interfaces qui répondent à un besoin précis.
Mais voilà le piège : créer un logiciel n’a jamais été la partie chère.
La partie chère, ça a toujours été autre chose. C’est avoir confiance en lui. C’est savoir quels tests écrire et, surtout, lesquels ne pas écrire. C’est comprendre quels comportements sont critiques pour le business et lesquels sont des détails cosmétiques. Et par-dessus tout, c’est le maintenir dans le temps.
Ces questions ne changent pas avec l’IA. Elles s’aggravent.
Ce qui coûte vraiment cher : des bons tests, pas des tests
Voici une idée reçue à corriger immédiatement : écrire des tests avec l’IA n’est pas cher. C’est même l’une des premières choses que les gens font. Vous demandez à l’IA de générer un module, vous lui demandez aussitôt d’écrire les tests qui vont avec, et en cinq minutes vous avez une suite de tests qui s’exécute, qui passe au vert, et qui donne une impression rassurante de maîtrise.
